Biskra - Lac de l'ancien fort - Auguste MAURE 1880

N'hésitez pas à me contacter pour toute suggestion visant à corriger ou préciser les informations présentées sur ce site ...

FRECHON, Emile (1848-1921)

Après son reportage pour Gervais Courtellemont[i] en 1892, il se rend régulièrement l'hiver à Biskra. Il est un photographe pictorialiste réputé (dans la mouvance de Robert Demachy) et souvent récompensé[ii]. Il est présent sur Biskra en 1897[iii] et installé rue Berthe en avril 1904, il y reste référencé jusqu'en 1911[iv].  Rien ne permet cependant de préciser s'il dispose ou non d'un studio, ou s'il profite des installations de l'hôtel du Sahara pour développer ses photos.
___________________
[i]  FRECHON Emile, BISKRA, Collection GERVAIS COURTELLEMONT - Algérie Artistique et Pittoresque, 1892
[ii]  Il obtient par exemple une médaille d'or à l'Exposition universelle de Paris de 1900
[iii]  HAUTFORT Félix, Au pays des palmes - Biskra, Ed. P. Ollendorff, Paris, 1897, Fin de l’ouvrage
[iv]  JACQUETON G. et GSELL S., ALGERIE et TUNISIE, Collection des guides Joanne, Hachette, 1911, p 24



Fréchon - Intérieur de l'oasis de Biskra - c. 1900 - Coll. GD

Voir aussi - Ma collection de photos FRECHON : ICI


Emile FRECHON évoque ici la difficulté des prises de vue à Biskra :
"Je ne fais à Biskra que des horreurs. Le « Midi, roi des étés », nous est néfaste : le soleil est trop brutal ici, il taille les ombres à coup de hache et se noie dans le détail : il définit sèchement les objets même lointains et ne laisse rien à deviner. La lumière blonde et vaporeuse d’Etaples vaut cent fois mieux : elle baigne les formes d’une grâce discrète et les enveloppe de ce « silence des formes » qui plaît aux yeux (…). – Émile Fréchon

Note de Lucie Goujard dans sa thèse  sur " L’illustration des oeuvres littéraires par la « photographie d’après nature » en France :une expérience fondatrice d’édition photographique (1890-1912)", 2005 à l'Université de Lille 3 :
"Mais si le lieu oriente l’appréhension des lumières et des sujets, le jugement d’Émile Fréchon peut être rapidement relativisé, d’une part par le succès qu’il obtient pour ses épreuves biskri à l’Exposition universelle de 1900, d’autre part par la valeur esthétique qu’on accorde aujourd’hui à ces magnifiques jeux de contrastes."


Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire